Kanerien Langazel
Kanerien Langazel
Tri c’haner da lakaat ac’hanoc’h da zansal
Site du trio KL

Les dieux sont tombés sur la tête. Rien ne va plus dans ce monde immonde. La gauche est à droite qui elle même est en haut, alors que les extrêmes sont au centre, ou l’inverse et son contraire. Heureusement, l’orang-outan nonchalant veille, le ouistiti gaffeur préside, tous les sinistres à poils durs mènent la danse et les dépités à queues courtes entrent dans la ronde. Trois vieux singes, embrouilleurs des âmes égarées, au grand désespoir des érudits de toutes tendances, dans l’ignorance, la peine et l’adversité continuent de chanter. Devant le fait accompli, en confusion totale, ils se lâchent dans des prêches sincères d’auto dérision. Ils partagent des connivences débridées et anarchiques avec les habitués de fest-noz qui, malgré la chute de pigmentation de leurs système pileux, continuent de les supporter dans des danses sans fin.
"Que seraient-ils sans vous ? Que trois babouins barbants, boudant au bout du banc, papotant du bon temps dessous le baobab".

Kinnig a reont deoc’h tonioù euz Breizh a-bezh hag en o zouez tonioù eus Bro Leon a Plougastell.
Peder eienenn Langazel A daol o dour dre Vreiz-Izel
Eostig, durzhunell, skreo Kanañ reont e yezh ar vro
Galleg, brezhoneg, diouzh ma tro Ha bec’h d’an dañs ken a strako.


Actualités

  • Qu’il est laid l’au delà de là haut ?

    J’élève ma mécréance au-delà de vos cieux,
    Refusant allégeance et blasphémant vos dieux.
    Je récuse vos sentences, vos attentats odieux.

    Je choisis par dépit l’enfer et son concierge,
    Bien loin d’un paradis, d’un quatre étoiles à vierges,
    Lupanar pour bandits et trafiquants de cierges.

    Est-ce outrageant de vivre et de croquer la pomme,
    De préférer les livres à vos versets fantômes,
    D’écouter l’enfant rire, d’aimer la femme et l’homme ?

    Seraient-ils sataniques les vents dans les roseaux,
    Les merles aux chants lyriques, les psaumes des ruisseaux ?
    Sur terre tout est musique, seriez-vous sourds ou sots ?

    Vous pouvez imposer tout à votre entourage,
    Vous coiffer de lauriers ou vous couvrir d’hommages,
    Votre cupidité fait fi de votre rage.

    Massacreurs de consciences pour vos fins mercantiles,
    Fossoyeurs de l’enfance pour vos idées débiles,
    Debout, sous la violence, je vomis vos mobiles.

    Votre haine je l’abhorre, comme votre suffisance.

    Mon fils, pris par la mort pour trop de bienveillance,
    Me laisse à mes remords, me laisse à mes errances.
    Mes amis, mes trésors, portent mon existence...

    Airelle ,( r. lichou )

  • Quand reverrons nous les beaux jours ?

    Une année folle meurt, minée par les outrages,
    Laissant la liberté noyée sous les orages.
    Sous des nuages d’encre, zébrés d’éclairs et d’ombres,
    L’égalité s’éteint, la fraternité sombre.

    Je laisse aller mon âme dans la douceur des rimes.
    Elle emporte ma plume entre vallons et cimes,
    Entre lune et soleil, entre pleurs et soupirs.
    L’hiver bat la chamade au retour des sourires.

    Les oiseaux amoureux, dans la douce lumière,
    Passent les barbelés, se moquent des frontières.
    Leurs ailes affranchies des prélats et des reines,
    Couvent l’insoumission, l’érudition sereine.

    Alors l’aube s’allume et parfume les roses,
    Clameurs et mélodies montent de toutes choses,
    L’eau murmure aux fontaines, le coq reprend ses gammes,
    Les vieilles pies bavardent, les bien-aimés déclament.

    Sans haine et sans colère méprisons les tyrans,
    Utilisons nos rêves, l’énergie des enfants,
    Portons la liberté, l’espoir du devenir,
    Louons l’année nouvelle et les fruits à venir.

    Airelle 31.12.2015.

  • Qui s’arrache les poils quand le futur démange ?

    Les trois vieux singes, tombés dans l’ornière des chemins de traverse au pays des grimaces et des paroles qui s’égarent, hésitent entre cacahuètes et bananes. La civilisation du haut débit serait-elle plus forte que celle des forêts primaires ? SEULE NOTRE MÈRE à tous, LA TERRE dans le capharnaüm de sa création anarchique possède la réponse. Se laissera-t-elle assassinée par son petit dernier : l’homme, sa couardise, sa convoitise, son avidité, ses croyances et ses convictions ?
    Les chefs homo sapiens, ces vilains garnements,
    S’attribuent la terre mère, agissent aveuglément,
    Plus ils la vilipendent et lui font mille misères,
    Plus ils lui en demandent et plus ils l’éviscèrent.
    Ce ne sont que broutilles, ils y vont sans tourment,
    Pourquoi un protocole, pourquoi des sentiments ?
    C’est eux le nouveau genre, la noble matière grise,
    La péteuse bleusaille qui maîtrise la crise...

  • Un modeste salut au coquillier du Tinduff

    Le général Leclerc, salué par notre modeste complainte, ressort la drague au port du Tinduff à Plougastel, après un carénage salutaire.

    Bâti par les chantiers Tertu
    Taillé dans des chênes tordus,
    Issu des connaissances ardues
    De vies de charpentiers têtus

    Il file à nouveau sous le vent,
    Vogue pour la joie des enfants
    Donne des frissons aux parents,
    Des ailes aux rêves des impotents...

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